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Etre à  tes pieds comme Marie,
Laissant les heures s’écouler
Dans un silence qui s’oublie,
Jésus, pour te laisser parler.
Etre à  tes pieds dans la tristesse,
Trouvant, pour toutes mes douleurs,
Ta sympathie et ta tendresse,
Ta bonté qui tarit mes pleurs ;
Sur tes pieds saints, Ã Â ta louange,
Répandre, à ´ Sauveur méprisé
Le parfum pur et sans mélange
D’un vase d’albâtre brisé ;
Culte béni d’un cÅ“ur qui t’aime
Encens dont le ciel est rempli,
Gardé pour le moment suprême
De ton sacrifice accompli…
Ah ! Quâ€™à  tes pieds, Seigneur, je reste,
Et, qu’ici-bas, ma faible voix
Exalte, unie au chÅ“ur céleste,
Le Fils de Dieu mort sur la croix !
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