
Semaine du 5 au 11 Septembre 2026
La lettre de Jacques présente un plus grand nombre de similitude avec le sermon sur la montagne que n’importe quel autre livre du Nouveau Testament. L’apôtre s’appuie en grande partie sur l’enseignement de Jésus. Dans un style vivant et sans compromis, Jacques prend ce conflit de la foi avec / sans les œuvres à bras le corps. Il ne suffit pas de parler de foi chrétienne, dit-il, mais de le vivre. Une vie transformée est la preuve que notre foi est réelle. La foi véritable produira nécessairement de bonnes œuvres. Sa lettre peut être considérée comme un guide pratique de la vie chrétienne. C’est un véritable défi et un appel à la consécration qui nous y attendent.
En faite la foi vivante créé une différence. Veillons à ce que notre foi soit plus qu’une simple affirmation, elle doit transparaitre dans nos actes. Pour comprendre cela, regardons quelques versets.
Ainsi dans Jacques 1.2, nous lisons que lorsque nous sommes exposés aux épreuves, nous devons être joyeux. Ici l’auteur ne parle pas des épreuves comme hypothèque ; au contraire pour lui il est certain que nous en aurons, mais aussi que nous pouvons en tirer profit. Mais surtout nous ne devons pas prétendre être heureux lorsque nous souffrons, mais plutôt d’avoir un aspect positif. Dieu cherche à développer dans chacun de ses enfants une ressemblance à Christ. Ce processus implique souffrance, frustration et perplexité. Le fruit de l’Esprit ne peut mûrir lorsque le ciel est toujours bleu ; il faut des nuages sombres et de la pluie. Les épreuves ne sont jamais plaisantes ; elles semblent lourdes et désagréables. Mais elles produisent plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice (Hé 12.11). Ces épreuves nous enseignent la persévérance. Combien de fois avons-nous entendu un chrétien dire, après avoir traversé une grande crise : « Ce n’était pas facile à accepter, mais pour rien au monde je n’aurais renoncé à une telle expérience. »
En faite à travers les épreuves, on travaillera la patience qui aura un caractère bien trempé et prêt pour toute circonstance (Jacq 1.4). Nous ne devrions ni nous décourager, ni nous laisser abattre lorsque nous vivons ces épreuves. Aucun problème n’est trop important pour notre Père. Nous ne connaissons pas vraiment notre profondeur de caractère tant que nous n’avons pas à réagir sous la pression. Comme on dit souvent en français, il est facile d’être aimable quand tout va bien, mais savons-nous le rester même quand on nous traite injustement ? A travers ces versets, nous voyons que le but de Dieu c’est de nous conduire à la maturité et perfection et non nous préserver de toute souffrance. Le Seigneur ne nous abandonnera pas et ne nous laissera pas seul avec nos difficultés, car il sera prés de nous et nous aidera à grandir.
Pour cela nous devons faire une chose importante, demander à Dieu son aide et il nous répondra (V5). Nous n’avons pas à affronter le problème de la vie avec notre propre sagesse. Si, au cours de l’épreuve, nous manquons de perspicacité spirituelle, nous devons nous tourner vers Dieu et lui confier notre perplexité et notre ignorance. Tous ceux qui ont l’habitude de rechercher la volonté de Dieu dans les épreuves seront amplement récompensés et ils n’ont pas à redouter une réprimande de leur Père céleste. Celui-ci est heureux quand Il peut nous enseigner et que nous lui sommes soumis. Le chrétien n’a pas à tâtonner dans l’obscurité en espérant tomber sur une bonne réponse, mais il peut demander que la sagesse divine les guide dans leur choix. Dieu désire nous donner cette sagesse, mais nous serons incapables de la recevoir si nous poursuivons des objectifs centrés sur nous, plutôt que sur lui. Pour connaitre sa volonté, lisons sa Parole et demandons-lui de nous montrer comment lui obéir.
Or au V20, Jacques nous met en garde contre notre colère (qui nous éloigne de Dieu). Ici l’auteur nous dit que ceux qui s’emportent rapidement donnent au monde une mauvaise image du Christianisme. Ce verset ici parle de la colère qui surgit lorsque notre égo est froissé. Jésus dans Matt 5.22 enseignera que la colère est le germe du meurtre, lié à des pensées de meurtre, mais surtout elle viole le commandement de Dieu d’aimer. C’est un sentiment dangereux qui peut condamner à la violence, provoquer les blessures émotionnelles. Une telle colère nous empêche de développer un esprit agréable à Dieu.
Ainsi en contrôlant nos sentiments (notre colère), nous devons être capables de pardonner aux autres comme Dieu nous a pardonné (Jacq 2.13). Lorsque nous refusons de pardonner après avoir nous-mêmes reçu le pardon, nous démontrons que nous ne comprenons pas ou n’apprécions pas la compassion dont Dieu fait preuve envers nous.
En faite l’auteur nous montre que notre foi doit s’exprimer à travers nos actes (Jacq 2.14-16). Certains prétendent avoir la foi simplement parce qu’ils approuvent un ensemble d’enseignement chrétiens. Or une telle foi est incomplète. La foi véritable change notre comportement aussi bien que nos pensées. Le fait de l’avoir accepté comme Sauveur et de lui avoir obéi, aura de l’importance. Beaucoup pensent mériter la vie éternelle grâce à leur bon comportement et leur intérêt pour la religion.
Cependant si nous nous humilions devant le Seigneur et prenons conscience du besoin que nous avons de lui, il viendra à nous et nous élèvera (Jacq 4.10). Ici l’apôtre nous fait comprendre que c’est la démarche que nous devons suivre lorsque l’Eternel nous met face à nous-mêmes. Nous humilier devant le Seigneur c’est reconnaitre que notre seule valeur vient de lui. C’est aussi compter sur sa puissance et sa conduite et ne pas rechercher l’indépendance. Or pour vivre selon Dieu, nous devons être prêt à dire et à faire ce qui parait étrange aux autres, à donner quand le monde prend et à aimer quand le monde déteste. Surtout le plus important de tout, ne jamais mal parler des autres (V11), car si nous n’aimons pas, nous transgressons la loi de Dieu. Pensons à nos actes et attitudes. Apprenons à dire des paroles bénéfiques aux autres et nous prendrons l’habitude de chercher la faute.
Pour terminer notre sujet, prenons un dernier texte. L’auteur nous dit dans Jacq 5.12, que nous devons être honnêtes dans nos paroles, qu’on puisse toujours nous croire sur un simple « OUI ou NON ». Soyons honnête pour que les autres nous croient. En évitant les mensonges, les demi-vérités, omissions, nous acquérons la réputation de personnes dignes de connaitre. Tout ce que nous disons doit être vrai. Une personne intègre n’a pas besoin de jurer pour prouver la véracité de ses dires. C’est inutile. Il y a même plus grave : en jurant inutilement, nous prenons le nom du Seigneur en vain (voir Matt 5:34-37). Nous sommes avertis : le Seigneur nous jugera pour toute parole vaine que nous aurons prononcée (Matt 12:36)
En conclusion, il n’y a aucun doute, seule la véritable foi, par laquelle les hommes ont part à la justice, l’expiation et la grâce de Christ, sauve leurs âmes ; mais elle produit des fruits saints et montre sa réalité par son effet sur leurs œuvres ; tandis qu’un simple assentiment à toute forme de doctrine, ou une croyance seulement de l’historique des faits, sont totalement différents de cette foi qui sauve. Une profession de foi non fondée peut gagner la bonne opinion d’un peuple pieux ; et peut procurer, dans certains cas, de bonnes choses du monde ; mais quel profit y a-t-il à gagner le monde entier, et à perdre son âme ? Cette foi peut-elle sauver ? Toutes choses doivent être considérées comme avantageuses ou non avantageuses pour nous, selon qu’elles tendent à faire avancer ou à entraver le salut de nos âmes.
En faite ce passage de l’Écriture expose clairement qu’un simple assentiment de l’évangile sans les œuvres n’est pas la foi. Il n’y a pas de moyen pour montrer que nous croyons vraiment en Christ, sauf en étant appliqué dans de bonnes œuvres, par la motivation de l’évangile, et pour les buts de l’évangile. Prenons alors bien garde au fait que les meilleures œuvres sans la foi sont des œuvres mortes ; elles nécessitent racine et principe. Toute chose que nous accomplissons par la foi est véritablement bonne ; car elle est exécutée en obéissance à Dieu, et soumise à son acceptation : la racine peut être considérée comme morte, quand il n’y a pas de fruit.
Enfin la foi est la racine, les bonnes œuvres sont les fruits ; et nous devons voir en elle que nous avons les deux. Ceci est la grâce de Dieu dans laquelle nous nous tenons, et nous devons nous y tenir.
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