
Semaine du 13 au 19 Décembre 2025
Apocalypse 3.16-17.
Tout homme est maitre de la maison de son cœur, c’est sa forteresse et il doit en ouvrir les portes. Dans Apocalypse 3, nous avons l’exemple de l’Eglise de Laodicée, qui était reconnu pour sa tiédeur, car elle a négligé le service pour Christ. Ces hommes se sentent satisfait d’eux-mêmes, sans se rendre compte qu’il détruise l’Eglise. Ainsi voyant l’état d’esprit de l’homme, le Seigneur fera tout son possible pour ranimer une flamme spirituelle dans leur cœur. Plus sévère est la réprimande, plus grande est son amour.
Pour comprendre cela, regardons un exemple. Lisons pour cela Luc 15.11-30.
Ici l’auteur, en particulier Luc nous dit qu’un père avait 2 fils et le plus jeune voulut sa liberté. Pour comprendre ce texte qui est très connu, nous allons l’étudier sous un aspect spirituel. Nous identifierons le père comme étant Dieu lui-même, et les 2 fils sont les chrétiens, membres de l’Eglise de Laodicée.
Dans la Bible, nous lisons que Dieu a placé devant l’homme 2 chemins (voir Psaumes 2). C’est à nous de choisir quel chemin nous voulons prendre.
Mais ici dans Luc 15, nous voyons que le 2e fils voulut son héritage. Pour quel raison ? L’auteur ne nous dit pas, mais nous pouvons imaginer beaucoup de motifs, comme sa liberté, son refus d’obéir à son père, etc… Dans sa demande, le plus jeune fils démontre son attitude envers son père, le mépris qu’il ressent envers son père. Ne sommes-nous pas comme ce fils souvent envers les principes de Dieu ? N’avons-nous pas de mépris pour Dieu, pour son amour, son sacrifice envers nous ?
Apocalypse 3.15 nous dit que l’église de Laodicée est tiède, que nous sommes tièdes envers les principes de Dieu. Mais Dieu désire que nous changions de vie. Quel fut le désir du fils le plus jeune ?
Le désir de revenir au père s’opère lorsque nous choisissons de répondre à un amour qui refuse de nous lâcher, et que nous faisons le choix difficile d’abandonner les attitudes, habitudes, pensées et sentiments qui nous séparent de lui.
Ainsi au V17-18 de Luc 15, nous voyons la réaction du fils le plus jeune. Qu’est-ce qui l’a poussé à revenir à son père dans sa pensée ? N’oublions pas qu’il n’est pas encore parti, mais il projette de revenir. Est-ce la faim ? Le bon sens ? Le Saint Esprit ? Le V14 nous dit que dans les pays où il était, il y eut une grande famine et étant sans argent car il avait déjà tout dépensé, il avait faim, soif, froid, etc…. Il aurait bien mangé la nourriture des porcs, mais il n’avait pas le droit. C’est à ce moment là qu’il fit cette réflexion en lui-même. On voit qu’il était ni chaud avec son père, car il l’avait rejeté à un moment, ni tiède, car il s’était éloigné, mais il était froid. Quand il a quitté sa maison, son but c’était de ne plus y revenir un jour. Comme il a été dit en introduction, plus la souffrance est dure, plus l’amour de Dieu est grand. Le fils cadet se sentait dans une grande souffrance et c’est à ce moment là qu’il fait un revirement d’esprit. Alors posons-nous la question : Est-ce que c’est son estomac qui l’a poussé dans cette réflexion ? La réponse est NON ! Même si le verset nous dit qu’il mourrait de faim, cela ne fut pas la raison de son revirement. Il reconnut qu’il avait péché. Il comprit son erreur. Il n’a pas fait assez confiance à son père. Cela est vrai aussi pour nous aujourd’hui. Nous ne faisons pas assez confiance en Dieu, notre Sauveur.
En faite comme beaucoup de personnes rebelles et immatures, le fils cadet veut être libre de vivre comme bon lui semble et il ne pense à revenir à la maison que lorsqu’il touche le fond. L’être humain doit souvent passer par de telle cruelle déception et par des aventures pénibles avant de consentir à regarder à celui qui seul peut le sauver. Arrêtons-nous et ouvrons les yeux avant de toucher le fond.
En conséquence, le fait de rentrer chez soi est un souhait profond d’être dans la présence de Dieu, qui a conduit à ce revirement. C’est un appel du cœur à connaitre à nouveau la chaleureuse étreinte du Père qui nous motive à faire les changements nécessaire dans notre vie.
Or dans les 2 précédentes paraboles, la femme et le berger devaient chercher activement ce qui est perdu, car ni la pièce, ni la brebis ne pouvaient revenir seules. Mais ici, nous voyons l’inverse, le Père attend que le fils revient. C’est au fils de faire la démarche pour revenir et lui il est prêt à l’accueillir. L’amour de Dieu est constant, accueillant et patient. Il nous cherche et nous donne l’occasion d’y répondre, mais il ne nous force pas.
Et vers la fin de Luc 15, nous avons l’exemple du 2e fils, l’ainé qui lui ne comprend pas la réaction du Père vis-à-vis de son frère. Lui il est resté fidèle à son père, il a fait tout pour son père, mais le père n’a rien fait pour lui, tel était son ressentiment. Comme il a été dit au début, les 2 fils sont identifiés comme étant des membres d’églises. Le fils ainé lui qui resta dans la maison de son père, dans l’église, il se croyait comme le plus fidèle dans les observations doctrinales et on verra sa réaction à l’arrivé du fils cadet, celui qui avait quitté l’église. Nous voyons qu’il était concentré sur lui-même, sur son orgueil. Il n’était ni froid, ni chaud, mais tiède, la vrai caractéristique de l’Eglise de Laodicée. Il considère l’obéissance au principe biblique comme esclavage : « Voici : il y a tant d’années que je te sers, jamais je n’ai désobéi à tes ordres, et à moi jamais tu n’as donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis… ».
Ainsi l’ainé a de la peine à accepter le retour de son jeune frère. Nous aussi nous sommes comme ce fils ainé, et avons du mal à accepter des frères et sœurs plus jeunes dans la foi, qui ont vécu une vie mauvaise entrainant la méfiance à leur égard.
Alors posons-nous une question : Quel est le bon fils ? Celui qui demanda sa part d’héritage ou celui qui resta dans la maison de son père ? Qu’est-ce qui est identique dans ces 2 fils ? Ils ont été concentrés sur le moi. Mais au V30-32, le père court aussi derrière son fils ainé qui était resté dans la maison. Il veut le bonheur de ces 2 fils, pour lui il n’y a point de différences entre les 2. Dieu désire ce qui est meilleur pour nous et c’est pour cela qu’Apocalypse 3.20 nous dit que Dieu frappe à la porte et il attend que nous ouvrions la porte pour qu’il entre dans notre demeure.
Mon souhait pour chacun de nous c’est que nous choisissions de revenir au Père, même si nous croyons toujours être dans la maison. Voulons-nous vraiment laisser sa puissance et présence transformatrice de l’autre coté de la porte ? Comment allons-nous réagir ? Que le Saint Esprit nous guide et nous transforme.
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